« Je ne me sens pas viril » :
et si c'était sain ?
La première chose qu'on m'a demandée en interview, c'était si je me sentais viril. J'ai répondu la vérité : pas vraiment. Et c'est peut-être la phrase la plus utile que je puisse dire à un homme.
Dire tout haut ce que beaucoup pensent tout bas
Avouer qu'on ne se sent pas « viril » quand on est un homme de 40 ans qui accompagne d'autres hommes, ça peut sembler paradoxal. En réalité, c'est le point de départ de tout. Tant qu'on joue le rôle de l'homme qui va bien, qui gère, qui n'a besoin de personne, on reste seul avec ce qui coince.
La virilité n'est pas une performance
On a appris aux garçons une seule chose : la compétition. Être le meilleur, ne pas pleurer, ne pas montrer. Résultat, beaucoup d'hommes confondent virilité et façade. Or être un homme, ce n'est pas cocher des cases. C'est avoir fait la paix avec son identité, au point que le regard des autres ne nous définit plus.
« Qu'on me dise dans la rue "tu n'es pas un homme", ça ne me touche plus, parce que je sais à l'intérieur de moi que je le suis. »
Ce que l'honnêteté ouvre
Le jour où un homme ose dire « là, ça ne va pas », il sort de l'isolement. Il découvre que sa galère n'est pas sa faute, qu'ils sont des milliers à la vivre en silence. C'est exactement ce que je transmets dans les espaces de ressenti et les cercles d'hommes.