Carnet de bord — été 2026

Cinq festivals,
un été d'Ecstatic Dance.

Partir en un été dans 3 festivals d'Ecstatic Dance, c'est soit en tomber profondément amoureux, soit risquer l'overdose. J'ai traversé l'été avec la joie de découvrir un nouveau monde, dont voici mon récit perso et mon regard global.

5 festivals Ecstatic Dance Musique vivante & transe France · juillet–août

J'ai eu l'occasion de partir en vadrouille cet été. 5 festivals dont 3 centrés sur l'Ecstatic Dance, 4 en conscience avec le Nomadiah (en conscience = pas d'alcool ni de drogue sur place pendant l'événement). Sur le papier ça commençait par 2 ateliers matinaux de Wutao, et puis petit à petit, ça s'est agrandi à du bénévolat, de la traduction, de la musique… En partant du Wutao, je suis arrivé dans la danse puis dans la musique. J'aime tout de l'univers des festivals et j'y ai goûté goulûment. Voici mon récap perso et un peu plus global, avec un listing des sets, photos & artistes rencontrés cet été. Bon visionnage ;-)

À chaque fois une posture différente — instructeur de Wutao, festivalier, bénévole, space holder, musicien — et à chaque fois une intention pour me guider et m'accompagner dans ce grand voyage.

Vue d'ensemble

Les cinq, côte à côte

#FestivalDates 2026DuréeÉd. Pers.PrixDominanteSiteMon qualificatif
01 Ecstatic Dance Gathering 23–26 juil.4 j2ᵉ 550180–280 € Ecstatic dance, en conscience le site LE temple de l'Ecstatic
02 Ecstatic Fest Lez'arts 6–9 août4 j5ᵉ 950200 € Ecstatic dance, grand & festif le site A good place to be
03 Ouest Ecstatic Festival 18–20 août3 j2ᵉ 300190 € Ecstatic + scène live le site Un super cocon de cocréation à taille humaine
04 Nomadiah Festival 21–23 août3 j1ʳᵉ ~20078 € World / nomade / ED Insta Le chouette petit nouveau qui a encore besoin de mûrir
05 Hadra Trance Festival 27–30 août4 jretour ~10 000190 € Psytrance, grande échelle le site Carré, grand, alcoolisé et trop grand pour moi

Participants : nombre de personnes sur place.

Ouest 3 Nomadiah 4 Hadra 5 Gathering 1 Lez'arts 2
Les 5 lieux — clique pour aller au récap :

Ce que j'ai traversé

Au niveau perso

Un fil a traversé l'été, et il est passé par mon genou droit. À force de trop donner — monter, démonter, tenir l'espace, faire le fusible pour tout le monde — mon corps m'a envoyé des signaux assez clairs. Le genou m'a demandé d'apprendre l'inverse de ce que je sais faire : plier plutôt que porter, dire oui plutôt que tenir, me soumettre à ce qui est plutôt que compenser. Demander de l'aide plutôt que d'en donner.

Comme c'est facile de donner. Comme c'est dur d'être vulnérable, en béquille, d'avoir mal, du mal à me déplacer, à danser, d'être lent. Le genou m'a demandé de dire oui à plus grand. De ralentir. D'accepter d'arrêter de courir pour tout faire. Les 5000 guérisseurs de chaque festival sont venus m'aider et interpréter ça sous tous les angles. Merci.

J'ai commencé l'été en donnant tout, j'y ai laissé quelques plumes. J'ai cheminé ensuite avec ce mantra :

Le plus bel endroit du monde, c'est en moi.

01

Ecstatic Dance Gathering

Domaine du Balbuzard, Auvergne · 23–26 juillet 2026
WutaoSpace holder — Transe Danse Montage / démontage

Mon intention —Expansion

Récap vidéo — Juan · ouvrir sur Facebook ↗
Accueil et briefing des bénévoles
Accueil et briefing des bénévoles

Premier Gathering

Premier Gathering pour moi, découverte de l'univers de Sophie. L'impression d'être au top du pop de l'Ecstatic Dance, et tout le monde est au rendez-vous : les groupes locaux et les DJs internationaux.

L'espace de danse est tenu et bordé avec amour par David Nadasi et son équipe de gardiens et gardiennes, et le village respire au rythme de la musique. Dès que ça commence, tout le village se tait pour s'harmoniser sur la danse. C'était beau, c'était fin, c'était délicat.

Danser, accompagner

J'ai pu faire quelques voyages avant de m'éclater le genou, et j'ai adoré. Beaucoup de nouveaux et nouvelles aussi qui découvrent, et c'était beau de les accompagner, de les accueillir. Une communauté consciente qui dépasse l'ED est en train de naître, et c'est beau de l'accueillir.

J'ai quasiment suivi tous les sets et dansé comme un fou avec ma béquille, sur la silent disco, sur le flux de Jocan Dekä. C'était bon.

Gardien de l'espace & Wutao

J'ai été aussi gardien de l'espace avec Aurélie Lysis pour sa Transe Dance. Je sentais que ça serait fort et important. Je me suis retrouvé à soutenir profondément chaque participant·e, et j'ai aimé cet endroit de confiance, de soutien.

Centrage avant l'atelier Trance Dance — avec Raphaëlle, Aurélie, Alexia & Myriam
Centrage avant l'atelier Trance Dance — avec Raphaëlle, Aurélie, Alexia & Myriam

Le Wutao s'est passé à merveille — toujours un régal de voir la différence entre le début et la fin.

Etienne — Wutao au Gathering
Etienne en Wutao (2ᵉ position) · © Mélanie Kosowski
Fin du cours de Wutao
Fin du cours de Wutao

Un goût de trop peu

J'aurais aimé plus de jams musicales et de moments de liberté pour faire les fous une fois les ateliers terminés. J'ai savouré les quelques moments qui se sont ouverts, avec un arrière-goût de trop peu, et notamment la jam du dernier soir avec David Lesage & Echo Clem, rejoints par les copaines.

Le dernier soir du Gathering — la jam, vidéo par Emilie Niel
Photo de groupe — fermeture du Gathering
Photo de groupe — fermeture du Gathering
La carte participative des communautés Ecstatic Dance en France
La carte participative des communautés Ecstatic Dance en France

La même carte en ligne, pour repérer toutes les communautés : la carte des communautés Ecstatic ↗

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Sets & enregistrements
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Ecstatic Fest Lez'arts

Domaine du Sablou, Fanlac, Dordogne · 6–9 août 2026 · 5ᵉ édition
Festivalier & papa 4 jours ½ avec LeïnaGrand & festif

Mon intention —Me rencontrer plus en profondeur

Edulis, en live — vidéo : Nicolas · voir sur Drive ↗

Avec mon genou

Le premier soir je danse et mon genou reclaque. Il va falloir faire avec : choisir de retourner dans un festival de danse avec un genou craqué, c'était un peu risqué. Maintenant, aidé d'une vieille branche pour mes déplacements, j'encaisse les distances et la douleur aussi. Je me dis qu'il y a quelque chose à faire avec ça. Mon intention pour le festival en naîtra : me rencontrer en profondeur. J'ai l'impression de déjà me connaître, d'avoir fait une belle partie du job… mais là une nouvelle couche appelle à émerger, plus en profondeur ; je suis invité à descendre avec mon scaphandre. Ce sera mon intention pour ce festival a priori en terres connues.

Avec Leïna

J'y étais avec ma fille, Leïna, 8 ans. Comment lui offrir un espace pour qu'elle s'éclate tout en vivant mon festival en parallèle ? Comment imbriquer nos 2 programmes, sachant que je n'en ai pas ! Nous avions comme point de repère la Chaï tent, et le principe de se retrouver à chaque fin d'Ecstatic ; le reste, c'était des va-et-vient. Je crois qu'elle s'est fait plus d'ami·es que moi… C'était beau, de la voir libre, danser, allant et venant, faisant ses rencontres et propageant sa lumière avec simplicité. Déguiserie et tatouages tous les jours, parce que quand même, faut bien se marrer. Quel bonheur d'avoir pu partager ça avec elle.

J'ai savouré quand ma deuxième journée commençait quand la sienne se terminait.

Les deux premiers jours furent très compliqués, avec mon genou, les distances et ma fragilité. Du coup, l'intention était simple : me rencontrer plus en profondeur. Derrière tout ce que je connais de moi, comment descendre encore un cran pour aller découvrir une nouvelle couche de l'être qui vit en moi ?

Le cadre qui manque

Je note quand même le foutage de gueule de 4 douches pour 950 personnes. En arrivant, tout le monde a capté que les priorités étaient mal gérées, et que faire venir les grandes stars de la musique quand on n'a pas de quoi se doucher, c'est une gestion des priorités assez bizarre. J'ai fait avec, j'ai traversé, et j'ai lâché en me concentrant sur l'essentiel.

J'ai quand même été globalement déçu par la qualité de ce qui était annoncé comme des ED et qui, pour moi, n'en étaient pas (en gros les soirs : dahla, mushina, Mose) — et touché par la beauté des mix d'Aditya & Edulis.

Edulis, en live — Mixcloud

J'ai été choqué par le cadre percé et la pauvre tenue de l'espace, avec tout le monde qui sortait son téléphone pour filmer tranquillement.

Après le Gathering, ça faisait vraiment une différence en termes de sécurité et de contenant solide. Le Gathering, c'est 550 personnes pendant 4 jours, sans entrées ni sorties. Le Lez'arts, avec ses pass 2-3 jours, fait que ça rentre et sort tout le temps ; et à 950, c'est sûr qu'il faut accueillir, expliquer et initier. Pas évident, quand on ouvre avec une ED le mercredi soir alors que ça commence sur le papier le jeudi ?!

Déçu qu'un des plus grands festivals qui porte l'ED ne soit pas plus précis, sérieux, rigoureux et ferme sur le cadre qui la définit. Encore une fois, j'ai lâché pour revenir à ma vague — mais ça m'a donné envie de créer des espaces d'ED avec le cadre vraiment tenu, pour offrir la qualité de la source. Je crois que j'aimerais aussi plus de transparence sur où va l'argent, vu les sommes engagées et les montants.

NB : ce texte a été écrit et non retouché avant la polémique et les révélations autour du Mantra Joie

950 belles âmes

Globalement pas fan du star système qui semble s'y développer, mais ça reste un endroit avec 950 belles âmes, en conscience — et donc même sans faire un atelier, c'est un endroit génial pour retrouver des ami·es, et les jams de nuit y sont délicieuses à mon goût.

Des belles rencontres et surprises : Emilie flûte, Elric l'auteur fou, Sito Reno… Florent Chouvard & Alykania, et une bonne claque avec Uria Tsur. Toujours un plaisir de retrouver Timothée Hozho.

La magie des chants

J'ai adoré, comme l'année dernière, retrouver les concerts de mantra et chanter, à tue-tête et en chœur, Waves are coming in avec Uria Tsur. J'adore et je chéris ces moments de communion où nous sommes des centaines à invoquer la paix, à la chanter de chacune de nos cellules, à honorer la beauté, la joie, la fraternité et l'amour sur terre. Quelle que soit la langue, les messages envoyés dans l'univers et la sensation de bien-être collectif sont des moments de pure grâce dont je ne me lasse pas. Cette édition aura eu quelques pépites qui ont rempli mon cœur et ont continué de me porter dans les semaines qui ont suivi et maintenant encore. Je me régale d'écouter et de chanter Waves are coming in dans la voiture et c'est aussi pour ces moments de découverte et d'ancrage que je me réjouis de vibrer dans ces espaces.

La dernière nuit

La jam de la dernière nuit sous la Chaï tent fut magique, avec Adrien Nuguet de la déguiserie aux commandes pour sortir enfin des mantras !! — avec de la musique du Zimbabwe… quel bon bol d'air frais.

La Chaï Tent
La Chaï Tent
Les maquillages, ça fait toujours du bien
Les maquillages, ça fait toujours du bien
Clôture du dimanche soir
Clôture du dimanche soir
DJ sets
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02AdityaWeb
Chants, artistes & rencontres
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02Elric — âme nomade croisée la dernière nuit, avec qui j'ai jouéYouTube 03Adrien Nuguet de la déguiserie — Cie Aller-VersWeb 04Edulis — le siteWeb
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03

Ouest Ecstatic Festival

Domaine de la Ruade, Loireauxence (44) · 18–20 août 2026 · 2ᵉ édition
Intervenant WutaoCérémonie d'ouverture · live MusicienBénévoleTraductions

Mon intention —Offrir ma musique, mon âme

Cérémonie d'ouverture · © Laura Leclair Delors
Cérémonie d'ouverture · © Laura Leclair Delors

De oui en oui

À l'Ouest Ecstatic, je suis arrivé comme intervenant de Wutao. J'ai dit oui pour donner la main au parking, au bar et sur quelques shifts bénévoles. Puis j'ai dit oui — à accompagner la cérémonie d'ouverture avec Alexia à l'alto, puis à la traduction de certains cercles.

Et de oui en oui, je me suis retrouvé à traduire Kevin James & Susanna, puis à jouer avec eux dans leur magnifique cercle de chant d'ouverture, à collaborer sur Anandamayi avec Brenda McMorrow, à accompagner la danse du Vivant de Marine Simon, à assister la transe dance de Leslie (DJ Primitive). Offrir ma musique plutôt que mon cerveau organisationnel. J'ai pris des bonnes claques. Des collaborations sont nées là-bas — et une envie tenace de continuer.

Un cocon de cocréation

J'ai adoré cet espace de cocréation, aussi bien vers la danse que la musique. Un endroit où les deux se rencontrent et se complètent. J'ai adoré que ce soit un quatuor à la manœuvre — avec Phil, Alexia, FX & Alykania — chacun représentant un ancrage local : Nantes, Angers & La Roche-sur-Yon.

J'ai aimé la taille raisonnable et familiale, la proximité de tout. La salle est trop petite à mon goût, et l'espace extérieur un peu dur pour les pieds, le tout coupant le dancefloor en deux. Ça mériterait d'aller se jeter dans un des champs derrière, pour avoir tout l'espace nécessaire et me sentir vraiment libre. L'installation son peut être améliorée, mais l'énergie est tellement belle que franchement… ça passe.

Pour une deuxième édition, c'est déjà incroyable — l'énergie, la qualité et le soin qui sont palpables dans l'équipe. L'amour, même. Incroyable découverte pour moi que cette communauté de l'Ouest. Je m'y suis senti comme à la maison, et c'était bon pour moi de donner à cet endroit-là.

La cérémonie des ancêtres

Touché infiniment par la cérémonie des ancêtres. Un moment de chant, de grâce pour les êtres décédés, ceux qui sont passés de l'autre côté. En chant, en délicatesse, en beauté. Je devais jouer avec Brenda, et finalement, étant là dans le cercle central avec mon alto, j'ai chanté, respiré, ondulé et sorti mon alto dès que je sentais mes doigts me démanger.

Incroyable découverte de toutes ces chanteuses si délicates avec qui tout ça s'est cocréé en direct. Touché par Floriane Drune qui nous a offert deux Ave Maria à la toute fin. Tellement touché aussi par le « I am gone gone with the beauty » de Kevin James. J'ai pleuré des litres, en respirant et en gardant mon axe.

C'était infiniment plus grand que nous, et c'était bon d'être petit à cet endroit-là. Je sentais les présences de centaines, de milliers d'êtres autour de nous, qui nous accompagnaient dans l'invisible. Tous nos ancêtres, nos parents, nos défunts, qui nous regardaient et vibraient avec nous. « One day we will be ancestors too », a dit Kevin James. Merci l'Ecstatic Dance Ouest <3

Cérémonie des mémoires · © Laura Leclair Delors
Cérémonie des mémoires · © Laura Leclair Delors
Concert de Brenda · © Laura Leclair Delors
Concert de Brenda · © Laura Leclair Delors
Photo de groupe — soir du concert de Brenda · © Laura Leclair Delors
Photo de groupe — soir du concert de Brenda · © Laura Leclair Delors
Concert de clôture — Angéline & Cédric
Concert de clôture — Angéline & Cédric
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Enregistrements des Ecstatic Dance · ordre du programme
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Le Cercle des mémoires — Brenda McMorrow · ouvrir sur YouTube ↗
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Nomadiah Festival

Château de Nemla, près de Poitiers · 21–23 août 2026 · 1ʳᵉ édition · sans alcool
Festivalier Trance Dance dans la grotte

Mon intention —Rencontrer le nomade en moi

Live Jam — Jérôme + Sarah · ouvrir sur YouTube ↗

Le goût des débuts

Beaucoup de jams au coin fumeur, des retrouvailles avec Sarah, un premier soir avec Tareq & Natacha. Une première édition qui a le goût des débuts.

Un bout de jam spontané où ça part en n'importe quoi — vidéo : l'autrice sur Instagram ↗
Ouverture
Ouverture
Rencontre et retrouvailles avec la violoniste Sarah Dénin d'Abbeville
Rencontre et retrouvailles avec la violoniste Sarah Dénin d'Abbeville
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Hadra Trance Festival

Vieure, Allier (03) · 27–30 août 2026 · première fois
Artiste — Zome Experience Lul & Trix · zone Healing

Mon intention —Libérer mon artiste intérieur

Ouverture · Main Stage
Ouverture · Main Stage

Une autre planète

C'était une première pour moi, et une autre planète : dix mille personnes, alcool et substances à gogo. Je suis resté dans la douceur — le village Healing, la scène down-tempo de la Bulle, et ma mission : le voyage sonore de Zome Experience avec Lul & Trix.

Mon archet a cassé le premier soir ; Noé, luthier rencontré sur place « par hasard », m'a consolidé un fix et mis le sien à disposition chaque nuit. Je rencontrais musicalement Lul & Trix pour leur voyage sonore, sur lequel ils m'ont invité. Donc un grand saut dans le vide : 4 passages d'1h30 à accompagner. C'était beau, et pas la plus facile des missions — faire un voyage sonore entre 2 scènes (Cocon & la Bulle) qui tabassent du volume à gogo. Mais mission acceptée et relevée. C'était chouette d'avoir ce point fixe.

La bulle
La bulle
L'archet d'alto à réparer
L'archet d'alto à réparer
Le Luthier de Garde Noé en intervention
Le Luthier de Garde Noé en intervention

Fourmis dans un labyrinthe

Les sorties à la Main Stage paraissaient comme des sorties en ville. Impressionné par l'organisation bien carrée, la propreté. Le bouchon d'entrée, les contrôles et fouilles de gendarmes laissent penser à un mauvais jeu. Les barrières de sécurité et contrôles multiples donnent vraiment l'impression d'être des fourmis dans un labyrinthe, par opposition à tous les espaces de nature ouverts des précédents festivals.

Main Stage la nuit · un parc d'attractions pour adultes
Main Stage la nuit · un parc d'attractions pour adultes

Une ville de 10 000 bisounours

C'était trop fort pour moi, mais la vie du village assez cool. C'est quand même une ville de 10 000 bisounours, où j'ai trouvé bienveillance et empathie partout, la rencontre était facile. Qu'est-ce qui fait qu'on arrive à créer ça de manière éphémère, et qu'au quotidien, dans nos villes, c'est l'angoisse ? Le public ? Les vacances ? L'intention ? J'ai aimé ce grand Disneyland pour adultes, la scénographie incroyable, les costumes et totems lumineux des participants. Vraiment un voyage.

Atelier Zome Experience — avec Lul & Trix
Atelier Zome Experience — avec Lul & Trix
La plaine et le lac
La plaine et le lac
Etienne Hayem · altiste live
Etienne Hayem · altiste live
Fin des festivals
Fin des festivals
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Conclusion perso

J'ai adoré cet été, ces festivals, ces espaces de danse, de conscience, de rencontre. Comme c'est précieux. Je vois comme cela me fait du bien, aussi bien la danse, que la musique, que la rencontre des deux. Je vois comme l'absence d'alcool ou de drogues crée et ouvre autre chose, et comme c'est bon d'être dans un espace à 400, 600, 1000 personnes sans alcool : ça ouvre la perspective d'un nouveau monde, plus sain, plus joyeux, plus vivant, plus sensible.

J'aime pouvoir aider au parking comme jouer sur scène, et je vais devoir privilégier les espaces où mon âme s'exprime le plus. J'ai envie de transmettre cette vibration et de soutenir l'émergence de ces espaces qui sont si délicieux.

J'ai eu la chenille comme animal totem en début d'été pour m'accompagner, et je vois bien comme mon chemin perso d'expansion, de me rencontrer plus en profondeur, de me mettre à nu, m'amène à partager plus et plus grand.

J'ai adoré les espaces chamaniques, les espaces de transmission de Wutao et tous les espaces de musique, officiels, officieux, de mantra, co-créatifs, etc.

J'ai envie de remercier profondément et sincèrement Aurélie de m'avoir ouvert, invité et encouragé à plonger dans ces mondes que je connaissais. Quelle joie de le vivre à deux… <3


Ce que je vois de ces événements

Au niveau global

Une question m'a suivi de festival en festival : c'est quoi, au fond, une ecstatic ? Pour moi, c'est une intention dans la façon de tisser le voyage, ainsi que le respect d'un cadre qui prône des phases de lenteur et de détente, et pas juste une montée constante.

pas de parole, pas de substances, pas de téléphone, pas de chaussures.

J'aime les vraies ED (Ecstatic Dance), celles qui respectent les vagues, les montées et les descentes, les moments calmes et d'intégration, elles m'amènent vraiment plus loin, plus haut, plus dedans, à un autre endroit. La qualité n'est vraiment pas la même face à des DJs « boom boom » ou quand il y a des gens qui filment sans vergogne, comme j'ai pu le voir à l'Ecstatic Fest Lez'arts.

C'est donc vraiment une grande différence qualitative en fonction du cadre et du choix des DJs qui va me proposer des voyages vraiment différents. C'est ce qui m'a profondément touché chez certains DJs, quelques magiciennes qui m'ont amené dans des contrées inconnues de moi.

Je préfère de loin les espaces en conscience — sans alcool — et la taille change tout. Bien que j'aie adoré voir surgir une ville de dix mille bisounours à Hadra, il y a quelque chose qui se perd dans la taille, et ce que j'aime, c'est la proximité de la rencontre. À l'échelle d'un petit village, les liens peuvent se tisser plus en profondeur, petit à petit rencontrer et revoir ces visages et ces corps de danse en danse. C'est aussi une question d'avenir : dans des tailles raisonnables, je peux amener ma fille en toute confiance et sécurité.

Je comprends l'intérêt des tentes pour protéger de la pluie et du soleil, mais quel dommage de danser sous la toile quand on pourrait être dehors.

Un monde qui émerge

Je vois et adore l'émergence de ce monde. Ce sont encore de jeunes éditions (Gathering 2ᵉ, Ouest Festival 2ᵉ, Lez'arts sans Sophie (2ᵉ), Nomadiah première), mais cela montre le besoin, l'envie de tous ces humains de se connecter, de vivre ensemble, de bouger, de danser sans alcool. Ils sont un bout de la constellation de petits festivals en conscience qui émergent et grandissent un peu partout.

Tout n'est pas parfait, et il y aura des ajustements à faire pour amener plus de transparence, de cadre, et continuer la sécurité. Chaque festival devra trouver sa taille critique pour ne pas courir après la croissance sans fin.

J'ai aimé le mariage de la musique, des mantras et de ces espaces de danse, de vie.

Alors vive les festivals et vive la danse !

Merci. Aux organisateurs et organisatrices, aux rêveurs et rêveuses, aux fous et folles.
Merci aux musiciens et musiciennes, aux artistes en tous genres. Aux danseurs et danseuses. Aux guérisseurs et guérisseuses, aux fumeurs en tous genres et à tous les passants.
Merci pour les danses, merci pour les chants, merci pour tous ces moments.
Merci de remplir mon cœur avec toute votre chaleur.
J'ai aimé vous rencontrer et en vous me lover.
C'est sûr que l'année prochaine, je voudrai y regoûter.