Deux « couleurs » d'hommes
« Les hommes hyper sensibles viennent chercher leur masculin. Les mecs bourrins viennent chercher leurs larmes. Les uns ont besoin des autres. »
D'un côté les hommes hyper féminins, en quête d'un masculin qui leur a manqué. De l'autre, les plus « bourrins », qui aimeraient retrouver l'accès à leur sensibilité. Aucun n'est « meilleur » : deux déséquilibres opposés et complémentaires.
Renforcer, ce n'est pas se durcir
Ta sensibilité est une richesse — on n'y touche pas. Il s'agit d'ajouter un masculin tranquille, un yang posé.
« Une affirmation tranquille, qui n'a pas besoin de crier et moi, je suis un homme, je me mets là. »
Le vrai chantier : prendre sa place
« Il y avait une peur de déranger. Si je prends une place là, je vais sûrement prendre celle d'un autre. »
Le travail : prendre sa place avec la confiance qu'on ne prend celle de personne — et si ça dérange, le nommer et s'ajuster. Oser, plutôt que se recroqueviller.
Comment travailler ça
Au contact d'autres hommes : un cercle d'hommes, un stage de tantra homme, un accompagnement individuel.
Ce qu'on me demande souvent
Suis-je « trop sensible » pour être un homme ?
Non. L'enjeu n'est pas de réduire la sensibilité, mais d'y ajouter un appui, une capacité d'affirmation tranquille.
Développer son masculin, est-ce devenir dominant ?
Au contraire : une solidité intérieure, pas une domination.
Un père absent explique-t-il ce manque ?
Souvent. Les espaces d'hommes offrent la transmission qui a manqué.